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(trop) Chère Isabelle (tout augmente).
Je fum... (vous avez raison) ? Distrayez-m'en !)
Je m'adresse au maître de l'espace et des formes, que vous êtes (géométriquement).
En fait, ce qui précède procède d'une vision générale, du constat d'un fait culturel importé.
En Nord-amérique, s'impose une notion d'espace ouvert, une vision du "grand-Ouest" écrasant de vastitude et de vacuité, dans lequel, minuscules, on se parlait et on se voyait de charriot à charriot.
Le "vivre" américain s'en est sans doute ressenti (mêmes charriots ouverts - mêmes maisons), qui établit un habitat dégagé, aisément "circulatoire", déambulatoire et "communicatoire".
La notion de "campus", typiquement anglo-saxonne, illustre bien un goût marqué pour ces perspectives.
Quand je parle de "fait culturel importé", j'évoque celui que les lotisseurs ont jugé opportun de nous prescrire : un "modus vivendi" uniforme, sans clôtures opaques, présenté comme supposé "moderne" (modèle américain, alors...), séduisant, attractif... et donc et surtout rentable pour eux.
Or, notre civilisation européenne, ramifiée dans le latino-celtique, est d'essence différente.
Nos paysages de bocages sont cloisonnés, plus intimes, variés, contrastés, et... regardez: on replante partout des haies!
D'ailleurs, apparemment, ce concept que l'on a voulu imposer, n'a pas "pris", ou a mal pris. Les revendications pour vouloir se clore dans les lotissements, sont plus nombreuses que les contestations de clôtures.
Vivre dans un espace "Hollywood-chewing-gum-", où le ballon du voisin vient rebondir dans vos assiettes -suivi du chien-, tandis que la femme du voisin (joli short!) vous demande si vous n'auriez pas du sel, et que le fils du voisin améliore son encore trop hasardeux tir-à-l'arc, n'a pas vraiement "accroché".
Regardez et comparez nos architectures : Les Américains n'ont pas connu l'art roman, Carcassonne ou autres forteresses.
En fait de Huns, ils n'ont jamais eu d'autres assaillants que des indiens survivants (et pourtant... c'étaient eux les envahisseurs).
On peut aimer, dans les habitations, les immenses espaces communs ouverts, ...obligatoires (il n'y en a pas d'autres). Pour qui n'y vit pas, c'est flatteur à l'oeil et paraît séduisant. A quand les salles de bains -et autres instruments accessoires- publiques ?
(remarquez, le moyen-âge a connu ça)
On peut aussi préférer les maisons, individualisées dans leur forme et variété, "identitaires", avec recoins, avec "place perdue" (les enfants, surtout).
Chacun a "sa" vie, et n'a pas forcément envie ou besoin d'en afficher tout au grand-jour.
D'ailleurs, "par chez nous", sur un plan beaucoup plus général, il y a souvent plus de défenseurs sur les barricades, que de niveleurs de prérogatives.
Votre bien retranché.
P.-S. Non, je ne regrette pas le mur de berlin.
(On va encore dire que "ça pue le cigare"...)
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"Meurs et deviens."
- Goethe [Johann (comme moi!) Wolfgang (comme Lui) (von)] -
(conseil à donner à la chenille; pour qu'elle se réalise-finalise-perfectionne, en devenant papillon)
Variante dite à l'oeuf: -Casse toi ! (oiseau ou reptile?)
Dernière modification : le 30/12/2009 à 16:46