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Inscrit : 27/02/2011
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Mais non, il n'en a rien fait et maintenant ce protège derrière sa convention envoyé à posteriori de notre premier entretien et que j'ai effectivement signé. Je n'avais malheureusement pas prêté garde au terme "incident de procédure". Je ne suis pas professionnel, je ne connais pas ce terme. Pour éviter tout malentendu, une fois de plus, il aurait suffit à l'avocat de mettre entre parenthèses à la suite du terme une liste concrète de ce qu'il appelle incidents de procédures (dont la fameuse audience en départage qui n'est pas une rareté dans ces affaires) et des étapes facturées en plus (appel, Cour de cassation, etc.)
Je suis allé le voir pour que l'on discute de tout cela. Cela l'a énervé qu'un petit client se permettent de le critiquer. Il m'a dit exactement ce que je pensais qu'il allait me dire : "Mais monsieur, si vous n'êtes pas content, je vous rends votre dossier et on arrête là !". Bien entendu, il s'est très bien que je suis coincé et en abuse. Je lui ai répondu que j'allais le payer, qu'il ne s'inquiète pas, mais tout en lui expliquant que je n'apprécie pas du tout, et le mot est faible, ses méthodes.
Il m'a aussi dit que c'était la première fois qu'un client réagit ainsi. Tiens donc ! Les autres clients trouvent sûrement très normal de découvrir qu'ils doivent payer un supplément qui n'a jamais été clairement mentionné lors des entretiens.
D'ailleurs, l'avocat m'a envoyé une facture avec un montant pour le départage, mais ce montant d'où le sort-il ? Un professionnel, peu importe son activité, n'est-il pas dans l'obligation de fournir une grille tarifaire à ses clients avant toute chose ?
D'autant que dans mon affaire, je lui ai mâché tout le boulot en préparant et rédigeant un dossier très complet. Il n'avait plus qu'à le traduire et l'enrober avec ses mots et ses tournures linguistiques propres au Droit. D'ailleurs, dans les conclusions, je n'ai vu apparaître aucun nouvel élément que je n'avais déjà stipulé dans mon dossier. Pas plus qu'il ne m'a posé de questions après notre premier entretien. Peut-être que les éléments que je lui avais fournis était suffisamment exhaustifs ?
C'est écœurant que lorsque vous êtes déjà dans une grande détresse que d'autres viennent y apporter leur triste contribution. Surtout lorsqu'il s'agit de ceux qui sont censés être de votre côté !
J'espère que témoignage permettra à d'autres de ne pas se faire avoir et de prendre toutes leurs précautions. On ne vit pas une affaire au conseil de prud'homme des dizaines de fois dans sa vie (sauf pour les avocats). Le choix de son avocat (tout comme celui de son garagiste, de son dentiste, etc.) se réduit généralement pour la majorité d'entre nous à ouvrir l'annuaire et "à faire tomber le stylo verticalement pour en pointer un" ! On ne peut pas passer une dizaine d'entretiens pour se faire réellement son idée. A ce propos, demandez à votre avocat lors du premier entretien la nature de ses clients, en d'autres termes, s'il ne défend que les salariés ou s'il intervient aussi pour les employeurs. Privilégiez ceux qui ne défendent que les salariés, car dans l'autre cas, il risque de ne pas être très virulent du fait que la partie adverse peut représenter dans une autre affaire un client potentiel. Cela ne serait donc pas dans leur intérêt de se fâcher avec. Après, est-ce qu'il répondra honnêtement à cette question, nul ne sait.
Aussi, lors du premier entretien, demander à l'avocat qu'il vous explique toutes les étapes d'une affaire au conseil de prud'homme et surtout demandez lui qu'il précise les coûts supplémentaires et que tout cela soit consigné dans sa convention. Une fois au courant des aléas pécuniers possibles, vous pouvez commencer à négocier un prix !
On oblige les restaurateurs à afficher leurs menus avec leurs prix dès l'entrée de leur restaurant, il devrait en être de même pour les avocats ! D'ailleurs, ne serait-ce pas le cas et mon avocat ne serait-il pas en train d'enfreindre lui-même la loi ?