LA DEFENSE DE LA DEFENSE : L’Action

Publié le Modifié le 06/02/2019 Vu 178 fois 0
Légavox

9 rue Léopold Sédar Senghor

14460 Colombelles

02.61.53.08.01

Utilisons nos armes : la parole et le droit.

Utilisons nos armes : la parole et le droit.

LA DEFENSE DE LA DEFENSE : L’Action

Utilisons nos armes : la parole et le droit.

 

La parole doit nous permettre de dénoncer et de résister. Dénoncer les gouvernements et l’Union Européenne qui, en aucune façon, n’agissent sérieusement pour défendre les avocats. Jean-Marc AYRAULT, lors de la remise du Prix des Droits de l’Homme 2016 de la République Française, a affirmé que « le respect des Droits de l’Homme était un enjeu d’avenir ». Dans ce cas, on ne peut être qu’effrayer par l’impuissance globale des démocraties. Il est vrai qu’on ne peut, simultanément, dénoncer les atteintes aux Droits de l’Homme et vendre du matériel militaire ou d’autres produits en murmurant à l’oreille de ses dirigeants de « dictature ».

 

L’Europe est en train d’oublier ses valeurs fondamentales et sa boussole que constituent les Droits de l’Homme. On ne prend plus en considération que le flux des marchandises, des services et des capitaux et on oublie la liberté des hommes et des femmes. 

 

Mais, n’utiliser que la dénonciation est insuffisant.

 

Il faut délivrer des « Prix des Droits de l’Homme » aux avocats. C’est rare et précieux. Cela apparait insignifiant mais parfois cela peut sauver la vie de certains avocats et notamment en Chine où cela leur assure une forme de protection du fait de cette notoriété soudaine.

 

Il faut multiplier les lettres adressées à l’Union Européenne, au service européen pour l’action extérieure (Fédérica MOGHERINI), au représentant spécial de l’Union Européenne pour les Droits de l’Homme (STAVROS LAMBRINIDIS, que le C.C.B.E a reçu pour la session plénière du mois décembre 2016), adresser des lettres à la Commission Européenne, au Parlement et à la représentation de l’Union Européenne auprès du pays concerné, à vos parlementaires ou aux amicales de parlementaires jumelées avec tel ou tel pays.

 

Il faut également adresser des lettres aux gouvernements concernés et à leurs dirigeants pour montrer que ces avocats ne sont pas oubliés. Il faut les relancer régulièrement.

 

Il faut participer au réseau « défense de la défense » que le C.C.B.E. a lancé aux fins d’améliorer les chances d’information et de coopération entre les différents acteurs, barreaux et organisations d’avocats actifs dans le soutien aux avocats en danger mais également organisations non-gouvernementales qui ne sont pas forcément des organisations d’avocats. D’autres organisations et barreaux se mobilisent et font un travail admirable (U.I.A., F.B.E, Observatoire International des Avocats en Danger, …).

 

Le Conseil des Barreaux Européens, sous ma présidence, a lancé deux projets :

 

une plateforme pour la protection des avocats (soit au niveau du Conseil de l’Europe, soit au niveau mondial avec le mécanisme PROTEC DEFENDERS.EU gérée par 12 O.N.G. des droits de l’Homme). Cette solutions va aboutir et sera semblable à la plateforme qui existe aux fins de renforcer la protection des journalistes.

 

Une convention relative à la profession d’avocat qui serait publiée par le Conseil de l’Europe. Il y a eu un accord favorable de la Commission des Droits de l’Homme qui va désigner une rapporteure. C’est une longue marche mais elle est indispensable car ce texte adopté au niveau du Conseil de l’Europe pourra être étendu au niveau mondial.

 

Une communauté comme celle des avocats ne peut vivre sans un dessein, sans objectifs, sans utopies. En bref, nous devons voir le monde tel qu’il est et vouloir le changer quand même.

 

 

Michel BENICHOU

Vous avez une question ?

Posez gratuitement toutes vos questions sur notre forum juridique. Nos bénévoles vous répondent directement en ligne.

Publier un commentaire
Votre commentaire :
Inscription express :

Le présent formulaire d’inscription vous permet de vous inscrire sur le site. La base légale de ce traitement est l’exécution d’une relation contractuelle (article 6.1.b du RGPD). Les destinataires des données sont le responsable de traitement, le service client et le service technique en charge de l’administration du service, le sous-traitant Scalingo gérant le serveur web, ainsi que toute personne légalement autorisée. Le formulaire d’inscription est hébergé sur un serveur hébergé par Scalingo, basé en France et offrant des clauses de protection conformes au RGPD. Les données collectées sont conservées jusqu’à ce que l’Internaute en sollicite la suppression, étant entendu que vous pouvez demander la suppression de vos données et retirer votre consentement à tout moment. Vous disposez également d’un droit d’accès, de rectification ou de limitation du traitement relatif à vos données à caractère personnel, ainsi que d’un droit à la portabilité de vos données. Vous pouvez exercer ces droits auprès du délégué à la protection des données de LÉGAVOX qui exerce au siège social de LÉGAVOX et est joignable à l’adresse mail suivante : donneespersonnelles@legavox.fr. Le responsable de traitement est la société LÉGAVOX, sis 9 rue Léopold Sédar Senghor, joignable à l’adresse mail : responsabledetraitement@legavox.fr. Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle.


A propos de l'auteur
Blog de Maître Michel BENICHOU

Avocat depuis 1978 :

 

- Ancien Président du conseil des Barreaux d'Europe

- Ancien Bâtonnier du Barreau de Grenoble

- Président fondateur de la Fédération Nationale des Centres de Médiation

- Ancien membre du conseil de l'Ordre des Avocats de Grenoble

Rechercher
Types de publications
Mes liens
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux et sur nos applications mobiles