Eloge de l'échec : ils ont raté leur examen

Publié le Par Mikaël Benillouche Vu 34 696 fois 27

Ils s'appellent Omar, Frère Tuc, Sonia, Bee, ... et ils n'ont pas eu leur examen d'entrée au CRFPA. Ce sont les victimes de la génération "crash-test". Voici leur histoire...

Eloge de l'échec : ils ont raté leur examen

Je sais que je dois débuter cette chronique par une citation de Confucius "[l]a plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute" ou encore de Nelson Mandela "je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends", mais que cela fait du mal tout de même d'essuyer un échec, surtout quand on mérite de réussir. 

Précédemment, je décrivais la réussite de différents étudiants de Sup Barreau que j'ai suivi durant une année entière...https://www.legavox.fr/blog/mikael-benillouche/chronique-prepa-crfpa-comment-vont-24307.htm

Mais il y en a d'autres et non des moindres qui n'ont pas réussi et je n'ai pas eu les mots pour les aider. Au delà des statistiques, ces échecs m'ont profondément affecté, énervé et agacé.

"OMAR M'A TUER"

​Jeux de mots facile n'est-ce pas ? Omar c'était certainement mon meilleur étudiant. C'est un pénaliste. C'est un peu le fils spirituel. C'est un homme bien, loyal, honnête et droit. Il s'est battu pour réussir son examen. Régulièrement, je surveillais ses copies, supervisais son travail. Je nourrissais de grands espoirs dans sa réussite. Serein, j'avais l'impression que sa réussite ne poserait aucune difficulté. Il a énormément travaillé. Il a quelques lacunes en droit des obligations bien sûr, largement compensées par une maîtrise de la matière pénale assez rare à son âge.

Il fédérait les étudiants autour de lui, leur prodiguait des conseils, les aidait régulièrement à comprendre les notions les plus complexes (nullités de l'instruction ou corruption par ex.).

Il ne l'a pas eu, je n'ai pas compris, c'est illogique. Il a du mal à s'en remettre. Il veut se venger, revenir et il aura son examen, ce n'est pas possible... 

​J'AI ASSASSINE BEE

​Dans ma carrière, j'en ai rencontré des gens formidables, Bee fait partie de ceux-là. Bee et moi, c'est une histoire de rendez-vous manqués avant cette année. Elle s'est inscrite à la Prépa et je l'ai suivie du début à la fin. Elle a travaillé d'arrache-pied avant la Prépa, elle a tout donné. Tous les soirs, durant les épreuves, nous faisions le point, cela devait être juste, mais ça devait passer. Elle passait l'examen dans un IEJ où les pénalistes réussissent peu. Et elle ne l'a pas eu. J'ai pris sur moi une initiative, c'est moi qui lui ai annoncé ses résultats. C'était terrible, horrible, traumatisant.

Pour vous situer le personnage, Bee c'est une personne qui est capable de venir te voir juste après que tu lui aies annoncé qu'elle n'a pas eu son examen et qui plante son regard dans tes yeux et te demande comment tu vas. Je ne vais pas bien Bee, je suis tellement désolé, j'étais tellement persuadé de t'annoncer une bonne nouvelle. Il va falloir que tu y retournes tu sais ? 

J'AI ETE LE POURVOYEUR DE FAUX ESPOIRS

Ah Frère Tuc, mon publiciste, ma grande rencontre de cet été : que de souvenirs improbables avec lui, de discussions autour de la pédagogie. C'est que voyez-vous Frère Tuc a un problème avec l'autorité, mais il suffit de le convaincre finalement. Il n'aime pas trop la condescendance. Bon, Frère Tuc est brutal en droit, c'est donc logiquement qu'il a été admissible au CRFPA.

Le 7 novembre, il a passé son GrandO, dans un grand IEJ parisien. Juste après, il m'appelle son plan tient bien la route. Il s'agissait de commenter un arrêt de la Chambre criminelle. Il a été réactif et pertinent concernant les questions. Tout s'annonçait bien. En évaluant sa performance, je tablais soit sur un 9, soit sur un 16/20. C'est que Frère Tuc peut agacer. Quelques jours auparavant, je lui avais fait passer une simulation du GrandO en tête-à-tête et j'ai essayé de l'assassiner. Il a eu droit à un florilège : entre des questions sur l'histoire constitutionnelle de France, la Grèce des colonels et mon café qui s'est renversé, j'ai essayé - sans y parvenir - de le désarçonner. 

Bref, Frère Tuc allait avoir son examen. Le 1er décembre, tout était prévu. Après mes cours, je comptais aller le rejoindre pour fêter cela autour d'un verre. Il m'a appelé, il avait 6/20. Il n'a pas eu son examen. je n'ai pas été le seul surpris. Tout le monde pensait qu'il faisait une blague. Ce n'était pas une blague. Ses notes ont été vérifiées ! Il ne l'a pas...

Frère Tuc est impressionnant, il se relève déjà, il a hâte d'en découdre à nouveau...

​LA GENERATION "CRASH TEST"

Pourquoi raconter ces histoires plutôt que d'autres ? Je ne sais pas, je pense que ce sont les plus marquantes, les plus blessantes et surtout que je n'arrive pas à les réconforter mes petits. Bien sûr, j'ai parlé de mes propres défaites, mon premier échec au CRFPA, mes deux "ratés" à l'agrégation et je leur ai dit, montré que l'on pouvait les surmonter...ensemble. Mais je trouve cela injuste.

Je sais ce que j'encours en écrivant ces propos. Déjà, les Profs grincheux de certains IEJ vont à nouveau prendre leur plume acerbe pour critiquer. Savent-ils qu'ils se gargarisent de la réussite de nos étudiants ? Ensuite, il y a les défenseurs de la réforme avec lesquels il est tout de même possible de dialoguer. Enfin, il y a ces "collègues" réduits à un silence coupable alors même qu'ils bénéficient d'une liberté de ton inhérente à leur indépendance constitutionnellement garantie.

L'examen national devait être plus juste. Or, IL N'EN EST RIEN ! Les grilles de correction ont été suffisamment critiquées pour ne pas y revenir. Certains correcteurs s'en sont manifestement émancipés. Pourquoi ne pas croiser les corrections d'un IEJ à l'autre ? Les disparités n'ont absolument pas été gommées - bien au contraire - elles se sont creusées. Et que dire des oraux ? Ils sont nécessairement inégaux. Quels sont précisément les critères d'exigence ? Pourquoi ne pas avoir nationalisée cette partie de l'examen ?

Il est impératif d'aller plus loin, il en va de la crédibilité d'une profession qui cette année est passée à côté d'Omar, de Bee, de Frère Tuc et de tant d'autres qui auront été de merveilleux avocats. Et qui le seront...dans un an ! Cela ressemble à un serment !!!   

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Publié par Visiteur
05/12/17 12:34

Bonjour, je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul dans cette situation. Pour ma part, j'ai réussit l'exploit, oui s'en est un, de ne pas avoir le CRFPA, à cause du pénal, alors même que j'ai eu toujours la moyenne dans cette matière et que je suis diplômé avec mention d'un Master de droit pénal.....

Publié par MikaBenill...
05/12/17 12:52

Cela arrive, ça me rappelle...mon propre cas !

Publié par Visiteur
05/12/17 12:54

http://www.seuil.com/ouvrage/la-societe-du-concours-annabelle-allouch/9782021350258

L'enjeux dépasse la question du crfpa et de sa réforme.

Publié par Visiteur
05/12/17 17:34

Avocat depuis plus de 3 ans je reste choqué par les modalités d'"examen" telles que je les ai décrites et j'en ai vu tomber des Bee et des Frères Tuc bien meilleurs que moi : https://www.legavox.fr/blog/ipness/examen-entree-crfpa-direction-7430.htm

Ce qui est frappant c'est que ce type d'injustices se généralise tel que par le tirage au sort pour aller à l'université, et pas un jeune dans la rue...que faire ? Un jour ce système inégalitaire car aléatoire sera considéré comme préhistorique !

Publié par Visiteur
05/12/17 20:50

Correctrice du crfpa je vous rejoins sur Les grilles mal Faites Et Regrette que Les copies n'aient pas ete croisées entre Les iej... une bêtise de plus Dans un examen mal ficelé....

Publié par Visiteur
05/12/17 20:50

Correctrice du crfpa je vous rejoins sur Les grilles mal Faites Et Regrette que Les copies n'aient pas ete croisées entre Les iej... une bêtise de plus Dans un examen mal ficelé....

Publié par Visiteur
05/12/17 22:17

Je fais partie de l'écrémage de cette année malgré mes deux masters 2 en droit public obtenus avec mention bien, un titre de major en master 1, des stages tous plus réussis les uns que les autres, une prépa privée, des simulations de grand O réussies etc... Bref, sur le papier, ça devait passer... Mais ça n'est pas passé....

Que peuvent faire les candidats face à ce système ? Une pétition, une manif' ?

Je connais beaucoup d'étudiants qui en ont marre de cette injustice que constitue la sélection d'entrée au CRFPA. Mais beaucoup ne savent pas comment agir...
SOS
Merci :)

Publié par Visiteur
06/12/17 11:28

Bonjour ! Votre article m'a beaucoup touchée! Étant étudiante en droit public j'ai raté le CRFPA une deuxième fois à Assas. L'an dernier j'ai fini à 9,83 de moyenne, soit il m'a manqué 0,17 points pour avoir les écrits. Cette année c'est encore pire, j'ai partout une not égale à 9,5 alors que j'avais préparé les CRFPA pendant une année et vraiment tout donné aux épreuves écrites... je ne me décourage pas et me prépare psychologiquement pour le repasser une troisième fois.. Toutefois, ce sentiment d'injustice me ronge de l'intérieur.. Je me suis beaucoup reconnue dans votre témoignage

Publié par Visiteur
06/12/17 11:50

Je fais partie de l écrémage également ( 3 fois loupé) et dieux sait que j’ai fait des sacrifices. Mais ça reste un concours et pleurer ne changera ainsi que de critiquer ceux qui essaient de rendre ce concours. Stop le bureau des pleures allons de l’avant. La perfection n’existe pas et qu’elles que soient les modalités il y’aura toujours des mécontents .
Merci

Publié par Visiteur
06/12/17 12:22

@Abriquaire, on ne pleure pas. On constate avec amertume. Je ne suis pas d'accord avec vous en ce qui concerne la critique des modalités d'examen. La critique peut et doit faire avancer les choses. C'est tout le sens de l'article de M. Benillouche. Le silence face à l'injustice est pire que tout. Je suis désolée pour vos 3 échecs mais admirative de votre faculté à rebondir.

Publié par Visiteur
06/12/17 14:22

Je me suis également reconnue dans votre témoignage ... j’ai passé 3 fois le concours, réussi 2 fois les écrits et finalement manque le tout pour 0,2 points ...
il est difficile de ne pas voir naître un sentiment d’injustice quand on a tout fait et tout donne pour réussir, quand on s’est fortement investi mentalement.
Malgré tout la vie continue et il faut savoir continuer même si une perte de confiance en soi est née ...

Publié par Visiteur
06/12/17 15:29

Je me retrouve énormément dans cet article. J'ai passé mon CRFPA à l'IEJ de Paris 2, en droit des affaires. Bien qu'étant masterisée en droit des affaires avec mention très bien (et était major de promotion), je n'ai même pas eu mes écrits. Un échec que je ne comprends toujours pas, de même que mes professeurs. D'autant plus que nous n'avons pas eu nos notes au sortir des résultats des écrits, mais lors de l'annonce des résultats finaux...
Bref, je me prépare à me lancer de nouveau dans la mêlée...en abandonnant peut-être le droit des affaires.

Publié par MikaBenill...
06/12/17 22:14

Je vous remercie de tous ces témoignages ! Ce qu'il faut faire ? Aller au bout de la réforme et s'interroger véritablement sur les taux de réussite. Certains IEJ ont joué le jeu, d'autres moins...
Il faudrait aussi compléter la composition de la Commission nationale.
Je rédigerai un nouvel article sur ce blog, je n'ai que cette arme ! Je peux aussi lancer un appel à suggestions via les réseaux...

Publié par Visiteur
06/12/17 22:48

@MikaBenillouche, quelques amis éconduits aux écrits et moi-même avons contacté une vingtaine d'IEJ pour avoir les taux d'admission par spécialité (nous sommes concernés par le droit public). Nous n'avons essuyé que des refus d'accéder à ces statistiques. Je tiens à votre disposition les mails de réponse des IEJ en question. Nous sommes derrière vous ! Oui, à un appel à suggestion, ça peut faire bouger les lignes. Merci pour ce que vous faites pour nous.

Publié par Visiteur
04/01/18 11:38

Je me reconnais dans votre article .. J'ai tout donnée pour ma première tentative au CRFPA cette année et je rate le tout pour 0,21 points...alors que je suis allée jusqu'aux oraux... Même pas un point de jury rien du tout ! J'ai trouvée cela injuste sur le moment, après l'immense débauche d'énergie laissée dans cette première tentative mais déjà prête à en découdre sur la 2ème tentative qui sera forcément la bonne. Le travail accompli sur la 1ère tentative est un atout indéniable et bien qu'une perte de confiance en soi est présente, il ne faut jamais baisser les bras.

Publié par Paulavo38
18/01/18 11:15

@MikaBenichouille s'il est vrai que certains IEJ semblent avoir appliqué strictement le barème, et d'autres moins, il y a plus un problème de places disponibles derrière.

Par exemple: à Paris 1, presque 50% de réussite, 500 admis, mais ce n'est pas surprenant quand on voit qu'à l'EFB il y a 1600 places !!!
A côté de cela, à Lyon, qui n'est pourtant pas une petite ville, il y a 170 places à l'école des avocats (les locaux ne peuvent pas accueillir plus de monde!), il n'est donc pas possible physiquement de permettre l'accès plus de 170 élèves avocats pour Rhône Alpes...

Ceci me semble expliquer les 16% d'admis à Lyon :)

Publié par Visiteur
18/07/18 21:34

Quelques semaines avant le prochain CRFPA, je ne sais pas si cet article me rassure ou m'effraie. J'ai également passé l'examen en 2017 et je fais également partie de ceux qui ont échoué après avoir passé plusieurs mois à bucher sans relâche. J'avais pourtant des notes plus que satisfaisantes au sein de mon IEJ et de ma Prépa (14 de moyenne à peu près)... et pourtant je ne l'ai pas eu (9,30 de moyenne). J'ai un Master 2 en Droit de la famille mention Bien et c'est pourtant cette matière qui m'a fait rater le CRFPA (7/20 en Droit civil). Les autres matières n'ont pas été glorieuses non plus (tout juste la moyenne). Je ne comprends toujours pas mes notes.
Aujourd'hui j'espère, pour moi et pour les autres étudiants, que l'examen de 2018 se passera mieux.

Publié par Visiteur
18/09/18 15:11

Je viens de tomber sur cet article , en 2017 j'ai raté l'admission à 9.87/20... il me manquait à peine 0.50 points à ma note de Grand O pour être admise .. je comprends la frustration, d'autant plus que j'avais eu presque 12 aux écrits.
Alors je ne sais pas comment cela se passe en coulisses mais ce système n'est à mon sens pas trés juste.

J'ai repassé le crfpa cette année , on verra bien ce que cela donne mais en tout cas ce qui est sur c'est que la vie professionnelle dans le droit ne s'arrête pas à cet examen :)

Publié par Visiteur
23/10/18 10:54

J'ai passé le CRFPA en 2017 sans prépa et uniquement avec mon IEJ la première fois, en travaillant toute l'année sérieusement. Et finalement je n'ai pas passé les écrits. Mais avec le recul, j'avais simplement mal travaillé, je n'avais pas la méthode pour ce type de concours.. Du coup mon échec avait une raison logique. Alors la seconde fois j'ai décidé de faire une prépa, dont les avis étaient excellent. J'ai également trouvé cette formation de qualité et j'ai énormément appris en terme de fond mais aussi et surtout de méthode et sur moi-même. Alors toute l'année n'a été que travail, détermination, envie en travaillant à coté de mes études pour financer tout cela par moi même. Puis je me suis gardée les deux mois d'été entier pour réviser, et m'entrainer de nouveau, encore et encore. Je m'en souviens encore, c'était intense, je n'ai pas arrêté et j'y croyais très fort à ma réussite parce que j'avais réellement progressé dans ma prépa au niveau des notes et j'arrivais a obtenir plus facilement des 13 ou des 15 dans toutes les matières... Mais le 22 octobre 2018... ça l'a pas fait !! pire encore !! j'ai eu des notes catastrophiques dans toutes les matières juridiques alors même que j'avais excellé en note de synthèse... Bref, je suis pleine d'amertume la tout de suite. Je ne comprend pas mes notes. j'irai consulter mes copies. Mais l'incompréhension me fait perdre confiance en moi et je me questionne quant à la possibilité de le repasser une troisième et ultime fois... C'est vraiment une souffrance cette désillusion. Et je suis perdue..

Publié par Visiteur
24/10/18 13:32

J'ai passé le CRFPA en 2018 pour la première fois en travaillant les deux mois d'été d'arrache-pied, ne pouvant pas travailler avant à cause de mon M1 à Assas qui m'a pris tout mon temps ! J'ai fait une prépa d'été, j'ai été à tous les cours et je me suis entrainée tout le temps en cas pratique et je suis admissible à l'oral avec 10, 4 de moyenne. Je n'ai jamais eu des 15 de moyenne durant ma scolarité, j'ai fini mon M1 avec 12,3 de moyenne. C'est possible d'y arriver, il ne faut pas décourager, je veux bien montrer mes copies à quelqu'un pour comparer avec les siennes et aussi échanger nos méthodes de travail :).
Courage !

Publié par MikaBenill...
24/10/18 14:23

@juriste : contactez-moi par mail à mikael@benillouche.fr nous allons trouver une solution

Publié par Visiteur
25/10/18 11:13

Bonjour @Marionstep, n'étant pas admissible cette année et essuyant cet echec tant bien que mal, je suis preneuse pour vos copies et un échange sur les méthodes :) Je vous remercie d'avance, courage pour l'oral!

Publié par Visiteur
25/10/18 14:56

Bonjour @Marionstep, je fais parti des étudiants qui ne passeront pas l'oral cette année.
Pour ma part, je suis salariée mais j'ai préparé, comme d'autres, de façon intensive cet examen. Je suis intéressée par votre proposition de copies et de méthode.
Merci

Publié par Visiteur
01/11/18 19:41

Bonjour, je suis à mi-chemin entre Lexpublicgirl et Juriste ... J'ai passé le CRFPA en 2017 (IEJ paris 1) . 4 jours avant le début des épreuves je finissais mon stage. J'avais tout de même préparer cet examen sans prépa mais avec une certaine motivation. Ça n'est pas passé. Je n'ai pas été surprise, il me manquait la méthode. Pour autant, mes notes tournaient autour de 9. Je me suis dit qu'avec une bonne prépa, de la confiance et de la motivation ça ira en 2018. Je suis repartie sur un stage pour avancer et motivée. Tout l'été j'ai préparé le CRFPA, très sérieusement, et j'y ai crû car je finissais par avoir de bonnes notes, même en droit des obligations (je suis publiciste). Le jour des résultats, je n'étais toujours pas admissible. Certaines notes sont horribles, je ne comprends pas du tout, j'ai fait "comme à la prépa". J'irai voir mes copies pour essayer de comprendre mais ça ne changera rien. Malgré deux masters 2 en droit public et des stages valorisants, je finis par penser que je suis une mauvaise juriste.
Après deux échecs, que faut-il faire ? Retenter - mais est ce que c'est s'entêter ? - Arrêter les frais ? Deux échecs ça reste des échecs, c'est beaucoup. Si vous étiez, nous, que feriez-vous ?

Merci

Publié par MikaBenill...
06/11/18 09:20

La difficulté c'est qu'il existe de multiples Prépas privées avec des pédagogies différentes. Il n'est pas indispensable d'en faire une mais c'est parfois nécessaire. Il faut retenter et réfléchir à la meilleure façon de vous préparer. N'hésitez pas à me contacter en inbox pour quelques conseils stratégiques

Publié par Visiteur
05/12/18 20:08

J’ai uniquement fait l’IEJ en même temps que mon M1 en 2017-2018, j’ai passé le concours en 2018 et l’ai eu.
Je ne cache pas que j’ai été très déçue (si ce n’est dire choquée) des notes obtenues dans certaines matières et aurait aimé pouvoir avoir une consultation des copies + un corrigé afin de comprendre le pourquoi du comment.
Je ne pense pas que les prepa privées soient indispensables pour la réussite de de fe concours. Je pense que pour réussir ce concours, il faut croire en soi et donner le maximum (la chance est la bien venue).
Il est bien dommage de constater que certains enseignants ont tendance à briser tout nos espoirs, à nous faire croire que ce concours est impossible à avoir. Il suffit d’aller à une première réunion d’IEJ pour entendre ce genre de discours et entendre des statistiques démoralisantes.
Croyez en vous et dites vous que si d’autres l’ont fait, vous le pouvez également ! N’ecoutez pas les stats
Bon courage à toutes et à tous

Publié par Visiteur
08/12/18 13:53

Bonjour à toutes et tous, je suis la maman d'une étudiante qui a échoué à l'oral alors qu'elle n'a pas démérité par rapport aux autres. Bien au contraire !!!! J'ai pu me faire une opinion pour avoir assisté à plusieurs oraux et notamment à celui de la candidate juste avant l'oral de ma fille. Cette personne avait juste 10/20 aux écrits et elle a réussi le concours alors qu'elle a fait un hors sujet à son exposé. Je ne l'invente pas car ceux sont les membres du jury qui lui ont dit. Dans la deuxième partie de l'oral, à plusieurs reprises le jury lui faisait remarquer qu'elle ne répondait pas aux questions posées, elle a cité que l'état islamique était un état et a été incapable de citer les sanctions suite à une infraction au code de la route. C'est une véritable HONTE mais c'était la troisième fois qu'elle le passait. Après les résultats ma fille s'est entretenue avec sa prof. (avocate), présente à son oral, pour savoir les erreurs qu'elle avait pu commettre. Aucune pouvant justifier la note de 07/20. A si, la seule d'avoir tout juste 22 ans alors que la moyenne d'âge à ce concours est 24/25 ans. Je ressens un profond sentiment d'injustice et de colère face à des gens qui défendent des valeurs de non-discrimination, de préjudice moral etc... et qui ont pour certains prêtés serment. Une maman en COLERE

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