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Bonjour,
J'aurais besoin de votre avis concernant une succession.
Mon frère est décédé récemment. Il était célibataire, sans épouse ni enfant. Notre père est décédé depuis plusieurs années et notre mère est toujours en vie.
Notre mère a eu trois enfants : mon frère, ma sœur et moi.
Le patrimoine immobilier se compose d'une maison estimée à environ 110 000 €, répartie comme suit :
notre mère possède 5/8 en pleine propriété ainsi que l'usufruit des 3/8 restants
ma sœur et moi possédons chacun 1/8 en nue-propriété ;
mon frère détenait le dernier 1/8 en nue-propriété.
Le principal passif connu à ce jour est d'environ 10 000 €. Nous savons également qu'il a eu, par le passé, une autre dette d'environ 10 000 €, sans savoir si elle a été réglée ni même qui est le créancier. Le notaire va effectuer des recherches afin de clarifier cette situation.
A ce stade, tous les héritiers appelés à la succession de mon frère (notre mère, ma sœur, moi-même ainsi que nos enfants majeurs) envisagent de renoncer à la succession.
Mes questions sont les suivantes si tous les héritiers renoncent :
la succession devient-elle bien une succession vacante ?
Que devient concrètement le 1/8 de nue-propriété détenu par mon frère sur la maison ?
Le curateur chargé d'une succession vacante peut-il demander, voire imposer, la vente de la maison, alors que notre mère est toujours en vie et l'occupe ?
Si la maison est vendue un jour, la part correspondant au 1/8 de mon frère est-elle exclusivement affectée au règlement de ses dettes ?
Est-il possible de racheter ultérieurement le 1/8 appartenant à la succession vacante auprès de l'État ou du Domaine) ? Si oui, ce rachat permet-il d'acquérir cette part sans reprendre les dettes de mon frère ?
Merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de me répondre.
Dernière modification : 01/08/2026 - par Coco27
Hello !
"La succession devient-elle bien une succession vacante ?"
>> Oui si tous les héritiers renoncent à cette succession comme vous le précisez. Si votre mère renonce aussi, où habitera-t-elle ?
"Que devient concrètement le 1/8 de nue-propriété de mon frère sur la maison ?"
>> Il rentre tout simplement dans la succession de votre frère pour ses héritiers qui ne renonceraient pas à cette succession.
"Le curateur chargé d'une succession vacante peut-il demander, voire imposer, la vente de la maison, alors que notre mère est toujours en vie et l'occupe ?"
>> Le curateur va gérer les besoins de l'indivision, mais votre mère en restera l'usufruitière jusqu'à son décès même si la maison est vendue.
"Si la maison est vendue un jour, la part correspondant au 1/8 de mon frère est-elle exclusivement affectée au règlement de ses dettes ?"
>> Ses dettes font partie de sa succession à laquelle chaque héritier renonce ou pas (cf actif / passif a priori)..
"Est-il possible de racheter ultérieurement le 1/8 appartenant à la succession vacante auprès de l'État ou du Domaine) ? Si oui, ce rachat permet-il d'acquérir cette part sans reprendre les dettes de mon frère ?"
>> Si l'état a "hérité" de ce 1/8 c'est que la succession est close. L'état pourra vendre sa part mais les héritiers qui ont renoncé n'ont pas de priorité d'achat (toutefois qui d'autre sera intéressé ?). Voir la réponse de Rambotte ci-dessous...
A+
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"Nul n'est censé ignorer la loi" n'induit pas qu'on doive connaître la loi, mais qu'elle s'impose même si on l'ignore... ça dit aussi que personne n'est au-dessus de la loi.
Le 1/8 indivis ne disparait pas, bien entendu. Il existe.
Les indivisaires peuvent demander au curateur de racheter la part indivise du défunt, et au vrai prix, ce qui permetta au curateur de désintéresser au maximum les créanciers, en lui évitant des procédures plus complexes d'assignation en partage.
Mais en fait, dans votre cas, c'est la renonciation qui est peut-être une mauvaise idée.
Parfois, il vaut mieux payer une dette du défunt, et ne pas avoir de souci avec le bien immobilier en indivision.
Hello !
J'ai sans doute vraiment mal compris la problématique et donné des répondes confuses !
J'ai modifié mon message.
A+
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"Nul n'est censé ignorer la loi" n'induit pas qu'on doive connaître la loi, mais qu'elle s'impose même si on l'ignore... ça dit aussi que personne n'est au-dessus de la loi.
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