Bonjour je comprends. Je ne voulais pas lacher un pavé rébarbatif.
Je me trouve dans une impasse administrative et professionnelle critique, consécutive à des années de harcèlement et de maltraitance institutionnelle.
Je suis agent public, fonctionnaire titulaire de Catégorie A (Assistant ingénieur) depuis 16 ans. Mon parcours s'est construit par la réussite de concours pour évoluer : d'abord contractuel en université, puis stagiaire et titulaire au Ministère de l'Intérieur, j'ai finalement réussi un concours pour intégrer le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, au sein du CNRS. C'est à ce moment que ma carrière a basculé.
1. Harcèlement initial et inaction hiérarchique
Dès mon arrivée dans mon premier laboratoire de recherche, j'ai été pris pour cible par un collègue qui ne tolérait pas mon passage précédent par le Ministère de l'Intérieur, ma race race, mes origines, ma religion, m'étiquetant arbitrairement "ACAB". Pendant trois ans, j'ai subi son agressivité verbales et physique et ses propos inacceptables. Face à mes signalements, la direction m'a explicitement demandé de "faire le gros dos" sous prétexte de l'ancienneté de cet agent. Complètement ostracisé, j'ai été contraint de demander une mobilité.
2. Ostracisation, flicage et humiliation en jury
Dans le second laboratoire, les rumeurs infondées m'avaient précédé. L'entre-soi y était si prégnant que je fus immédiatement isolé. Sans directive, on m'a confié un projet à réaliser seul. Parallèlement, je subissais un flicage constant, notamment de la part de deux collègues féminines avec lesquelles je ne travaillais pas, qui allaient jusqu'à relire mes moindres courriels pour me faire convoquer par la direction sous de faux prétextes d'agressivité.
J'ai mené mon projet à terme pendant deux ans et demi dans une tension psychologique extrême. Cherchant à évoluer, j'ai passé un concours externe. Les membres du jury, qui étaient mes interlocuteurs sur ce projet, ont profité du huis clos pour m'humilier, me traiter de menteur et refuser de me saluer.
3. Fausses fiches de poste, maltraitance et épuisement
Cherchant de nouveau à fuir cette meute, j'ai candidaté à d'autres laboratoires. L'un d'eux a rejeté ma candidature avec un mépris gratuit ("nous ne faisons pas d'informatique d'amateur"), malgré mon expertise. Un second m'a recruté sur la base d'une fiche de poste mensongère : mon poste d'ingénieur s'est transformé en rédaction de tickets d'incident lorsque le collègue lui était en télétravail permanent.
Ce mépris absolu de mes compétences m'a conduit à une tentative de suicide. À mon retour, le CNRS m'a affecté dans un troisième laboratoire où le responsable prenait un plaisir sadique à humilier et réduire en larmes ses collaborateurs, avec la pleine couverture du directeur. Ce mec ne recrutait que des noirs ou des maghrébins, affichait son mépris et nous traitaient sans la moindre dignité.
4. Déni de mes qualifications et échec des détachements
Depuis 2022, le CNRS m'a explicitement dit de me débrouiller seul pour trouver un poste. Toutes mes candidatures en laboratoire se soldent par un silence radio, un rejet pur et simple, ou l'argument fallacieux selon lequel "je n'aurais pas les compétences". C'est un déni total de la réalité : je suis titulaire d'un Bac+3 en informatique, je finalise actuellement un Master (Bac+5) spécialisé en cybersécurité, et j'ai acquis par moi-même des certifications professionnelles reconnues (IBM, Google, Stormshield). Mon profil orienté sécurité (GRC, RSSI) est solide, mais systématiquement ignoré.
Contraint de chercher des détachements, j'ai vécu une ultime violence lors de ma dernière affectation dans un laboratoire CNRS et Polytechnique qui s'est achevée en décembre 2025. L'informaticien en place, dépourvu des compétences requises pour son poste, m'a refusé l'accès à mes outils de travail et répondait à mes demandes par l'agressivité. Pour préserver cette personne, le directeur m'a mis à l'écart, m'interdisant tout objectif technique pour me confier des missions ubuesques ("explorer le laboratoire", "me socialiser").
Cette situation a provoqué une rechute médicale. Pendant mon arrêt maladie, les Ressources Humaines ont unilatéralement mis fin à mon détachement en décembre 2025, en déclarant faussement que cette rupture était à ma demande.
5. Situation actuelle et urgence
Suite à cela, j'ai été placé d'office en disponibilité. Nous sommes aujourd'hui le 1er juillet 2026, et cette disponibilité prend fin le 31 juillet. Malgré mes efforts continus pour maintenir mes compétences techniques à jour (notamment via des projets personnels de développement sur environnements Linux de plus de 400 heures), je n'ai aucune perspective d'avenir, aucun poste au CNRS, et aucun nouveau détachement.
Face à cette chronologie de maltraitance institutionnelle, je me pose aujourd'hui ces questions :
Que puis-je faire dans l'immédiat avant l'échéance du 31 juillet ?
Quels sont mes recours légaux et administratifs face aux fausses déclarations des RH et au harcèlement subi ?
Comment puis-je être définitivement libéré de cette meute et de ce réseau toxique pour reprendre ma carrière de manière sereine ?
Je vous remercie de votre attention et de toute l'aide que vous pourrez m'apporter.